Il fallait ces images très pures aux cadrages sans artifices pour que l’île de Ré soit vue aussi bien que perçue dans son essence. C’est au printemps ou à l’automne quand seule la lumière l’anime, sans interférence. La multitude qui chaque année accélère si fortement son pouls n’est pas encore arrivée, à moins qu’elle ne soit repartie. L’île est là sans fausses notes susceptibles de rompre l’équilibre que porte chaque image. Elle apparaît sereine dans cet accord parfait de la lumière avec le vert d’une fenêtre simplement isolée, avec une façade de maison sur laquelle la vie affleure ou avec les pavés de la rue qui file tranquillement vers l’horizon rejoindre un coin de ciel. Sur le sable doré de la plage l’écume même semble s’étaler dans un bonheur paisible. Volumes, formes, couleurs s’harmonisent dans ce portrait empreint de nostalgie.

C’est au fil des années que
Catherine Rotulo a pénétré l’intimité de l’île, y revenant sans cesse pour y guetter ce qu’elle a de plus beau. Aujourd’hui vingt ans après le pont, l’œuvre de réhabilitation par amour des artisans rétais, et de tous ceux venus d’ailleurs, est achevée. La préservation des sites excelle par sa qualité. Catherine a opéré, au travers de son objectif et de son œil expert, le constat de toutes ces modifications. Nous sommes face à un succès international de ce site protégé et c’est un bonheur de pouvoir vous présenter cette admirable progression.

Dominique Wallut

radio curie

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